« Mission Text and Data Mining » : beaucoup de bruit pour rien…

Publié le 21 avril 2016, par Thérèse Hameau

Extraits

Le rapport aux ministres chargés de la Culture et de l’Enseignement supérieur sur la « Mission Text and Data Mining » rédigé par Charles HUOT, vient d’être rendu à ses deux commanditaires. Pour les chercheurs, que ce document prétend notamment représenter, ce rapport n’apporte rien : pas de vision des intérêts de la France ou de sa recherche scientifique, pas d’inscription au sein du projet européen, ou de prise en compte de la simple réalité du droit et des pratiques étrangères...

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Nul ne le nie plus aujourd’hui : le TDM est une innovation majeure qu’ont adoptée avant la France, un groupe moteur de grands pays. Etats-Unis, Canada, Japon, Grande-Bretagne ont construit des législations qui, sur le même modèle global, autorisent à la recherche publique les explorations transversales automatiques de la littérature et des données scientifiques permettant, à tout moment, de coupler les données, les analyses et les découvertes contenues dans toutes les productions et matériaux scientifiques et non scientifiques sous forme numérique et utiles à la recherche(https://www.jisc.ac.uk/guides/text-and-data-mining-copyright-exception).

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Nous, professionnels de l’Information scientifique et technique et chercheurs des Organismes membres d’EPRIST, entendons très clairement faire savoir notre opposition à ces propositions dangereuses pour l’avenir et la place de notre pays : elles ont notamment conduit nos établissements à quitter le GFII, Association présidée par Charles HUOT, qui, s’écartant de ses objectifs initiaux, s’est faite à plusieurs reprises l’écho partial d’idées et de propositions qui sont en contradiction flagrante avec les positions de la recherche et de nos Etablissements.


La lettre de démission collective du GFII

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Aujourd’hui, nos devoirs professionnels, en tant que chercheurs et personnels de l’IST nous obligent à nous retirer : nous ne nous retrouvons plus du tout dans les positions que prend le GFII, dans les options de son Président, au regard des nombreux thèmes d’actualité que les changements numériques de notre pays nous faisaient un devoir d’aborder de concert, en trouvant des positions fédératrices, ou a minima en présentant l’ensemble des positions des parties prenantes : d’autres grands pays sont parvenus à un accord national (Grande-Bretagne, Etats-Unis, Canada, Japon, l’Allemagne y travaille), là où nos désaccords, qui sont anciens et durables, doivent être reconnus par chacun d’entre nous.

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Le document