Les archives de la recherche : pourquoi ?

Du 8 au 10 juillet 2014 - Paris, France

Publié le 24 avril 2013, par Thérèse Hameau

Thème 1 : Pour une définition des archives de la recherche ?
On peut se poser la question de ce que recouvre le concept d’archives de la recherche selon que l’on s’adresse à un archiviste ou à un chercheur et selon le pays d’origine de ces derniers. Ce concept est-il différent lorsqu’il s’agit de sciences fondamentales ou de sciences humaines et sociales ? Les différentes acceptions du terme « archives de la recherche » ont-elles des conséquences sur la collecte et la communication mise en place, quelles sont-elles ? Au regard de l’expérience internationale, il nous semble intéressant de confronter la diversité de nos interlocuteurs et de leurs pratiques et la manière dont on leur répond au quotidien.

Thème 2 : Outils et méthodes
Un laboratoire ou une structure de recherche, quelle qu’elle soit, constitue un lieu bien particulier au sein duquel l’archiviste est amené à développer une communication et des outils spécifiques envers les chercheurs, les directeurs d’unités et la gouvernance des établissements. Quels outils ou procédures permettent de lancer une démarche de collecte raisonnée ? Quelle communication peut-on développer autour de ces outils ? Au sein d’une structure de recherche que peut apporter le positionnement de l’archiviste et en quoi la reconnaissance de sa technicité (ou de ses compétences) favorise le dialogue avec les chercheurs ? Enfin, quel regard les archivistes internationaux portent sur ces pratiques ? Dans un contexte de mutualisation des moyens et de non inscription des laboratoires et des équipes de recherche dans la durée comment peut s’inscrire le travail de l’archiviste ? Et pour ce faire, comment ce dernier peut-il mettre à profit les réseaux qui regroupent des spécialistes de l’information ou des chercheurs ?

Thème 3 : Les archives électroniques
De plus en plus fréquemment, les laboratoires de recherche se regroupent en structures collaboratives qui utilisent des outils et des supports de recherche qui nécessitent un investissement très important et qui, de fait, sont parfois partagés à un niveau international. Quelle(s) stratégie(s) l’archiviste peut-il adopter afin de remplir ses missions de sauvegarde et de conseil y compris juridique pour la conservation des données auprès des laboratoires et des chercheurs ? Quel(s) partenariat(s) développer, quels acteurs impliquer et quels outils utiliser afin de répondre au mieux aux besoins des laboratoires et de la gouvernance des établissements ?

Thème 4 : De l’opportunité de préserver les archives de la recherche ?
Toute politique (ou absence de politique) induit la dotation de ressources adaptées et la nécessité de faire des choix. La préservation des archives de la recherche a-t-elle pour seul objectif la préservation des droits des chercheurs et l’exploitation « historique des fonds constitués » ? Quelles peuvent être les perspectives de valorisation de ces archives et est-il envisageable de parler d’exploitation ou de réexploitation scientifique des archives ?
Au regard des besoins ou des pratiques des chercheurs et des laboratoires, la collecte des archives est-elle possible et nécessaire ? Quel dialogue instaurer entre professionnels de la recherche et archivistes pour faciliter le développement d’une « sensibilité » archivistique et la valorisation des archives collectées ? Enfin, quels outils peuvent faciliter la mise en place de ce dialogue ?

Thème 5 : de l’utilisation des archives comme source
Archives, bibliothèques, musées : des données patrimoniales pour la recherche. Les projets de recherche à l’échelon national et international ont pour but de mettre en place des portails de recherche qui cumulent les données pouvant être conservées indifféremment dans des services d’archives, les bibliothèques et les musées.
Ces programmes nécessitent une collaboration étroite entre des professionnels qui ont souvent des pratiques assez différentes les unes des autres.

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